Le Télégramme | 08 octobre 2025
Mercosur : Bruxelles concrétise ses promesses de protection pour les agriculteurs de l’UE
La Commission européenne l’avait promis. Elle a proposé, ce mercredi 8 octobre, un règlement contraignant devant renforcer la protection des agriculteurs de l’UE dans le cadre de l’accord très controversé avec les pays du Mercosur. Au cœur de cette législation ? Des mesures de sauvegarde avec une procédure accélérée pour 23 catégories de produits sensibles. Dans cette liste, on retrouve le bœuf, la volaille, l’éthanol ou encore le maïs, dans le cas « peu probable », jure Bruxelles, d’une hausse imprévue et préjudiciable des importations du Mercosur ou d’une baisse injustifiée des prix pour les producteurs de l’UE.
Il s’agira d’abord de surveiller - et de faire rapport tous les six mois - les éventuelles perturbations sur le marché, concentrées dans un seul ou plusieurs États membres.
Activé en 21 jours
Bruxelles ouvrira alors une enquête selon des règles précises. D’abord, si les prix des importations en provenance du Mercosur sont inférieurs d’au moins 10 % à ceux des produits européens. Ensuite, s’il y a une augmentation de plus de 10 % des importations annuelles d’un produit en provenance du Mercosur à des conditions préférentielles. Enfin, une baisse de 10 % des prix à l’importation de ce produit en provenance du Mercosur, le tout par rapport à l’année précédente, sera un autre motif d’enquête.
En cas de préjudice avéré, Bruxelles retirerait les mesures préférentielles accordées aux pays du Mercosur sur les produits identifiés, en revenant aux dispositions pré-accord, pour une période maximale de deux ans, renouvelable une fois. Cela serait activé en 21 jours pour les cas les plus graves. La Commission espère valider le projet d’accord global début décembre.