Il ne manquait plus que lui côté sud-américain: le Paraguay a ratifié l'accord commercial entre le Mercosur et l'UE

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BFM avec AFP | 18 mars 2026

Il ne manquait plus que lui côté sud-américain: le Paraguay a ratifié l'accord commercial entre le Mercosur et l'UE

Le Paraguay a ratifié ce mardi l'accord entre le Mercosur et l'Union européenne. Le pays était le dernier des quatre fondateurs du Mercosur à ne pas l'avoir encore signé.

L'accord commercial entre le Mercosur et l'Union européenne est désormais totalement validé côté Amérique latine. Le Paraguay a ratifié le texte ce mardi, imitant l'Argentine, le Brésil et l'Uruguay qui l'avaient fait il y a déjà plusieurs semaines.

La Chambre des députés a adopté le texte à l'unanimité, finalisant la création d'un traité qui crée la plus grande zone de libre-échange du monde, après 25 ans de négociations. Le député paraguayen Juan Manuel Añazco a salué un "document historique", soulignant que 93% des exportations du Mercosur entreront en Europe sans payer de droits de douane.

L'accord Mercosur-UE crée une zone de libre-échange pesant 30% du PIB mondial et plus de 700 millions de consommateurs. Il doit permettre à l'UE d'exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l'Amérique latine tout en facilitant l'entrée en Europe de viande bovine, volailles, sucre, riz, miel et soja sud-américains.

Un traité suspendu en Europe mais appliqué de manière provisoire

Le président paraguayen, Santiago Peña, a récemment qualifié l'accord de décision stratégique dans un contexte de tensions mondiales.

"Faire progresser la coopération entre des régions qui partagent des valeurs et une vision ouverte au commerce international envoie un signal très important au monde", a-t-il affirmé la semaine dernière.

Les détracteurs du texte y voient un chamboulement de l'agriculture européenne avec des produits importés à bas prix mais pas forcément aux normes européennes, la faute à des contrôles insuffisants.

L'application du traité avait été suspendue par un vote du Parlement européen, dont les élus ont saisi la justice de l'UE afin de vérifier sa conformité avec les traités européens.

Mais fin février, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que l'accord serait appliqué de façon provisoire, une décision critiquée par la France, où il est perçu comme une menace pour les agriculteurs.


  Source: BFM