Euskal Herria : l’alimentation n’est pas une marchandise : mobilisation en Biscaye contre l’UE – MERCOSUR

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La Via Campesina | 3 février 2026

Euskal Herria : l’alimentation n’est pas une marchandise : mobilisation en Biscaye contre l’UE – MERCOSUR

Le matin du jeudi 29 janvier, un cortège d’agriculteurs et d’éleveurs avec leurs tracteurs est parti de différents endroits de la province de Biscaye vers Bilbao (Espagne) pour exprimer son rejet des politiques de libre-échange promues par l’Union européenne. La mobilisation a été organisée par les syndicats EHNE Bizkaia et EMBA dans le but d’insister auprès du Parlement européen et de la Commission européenne pour qu’ils maintiennent leur rejet de l’accord UE-Mercosur.

Cette protestation s’ajoute aux mobilisations paysannes en Europe qui, il y a quelques semaines, ont fait pression sur les représentants du Parlement pour qu’ils saisissent la Cour de justice de l’Union européenne afin qu’elle examine l’accord et le déclare incompatible avec les intérêts du bloc européen. On espère également que la Commission suspendra l’accord et s’abstiendra de toute application provisoire.

UE-MERCOSUR STOP ! ELIKADURA EZ DA MERKANTZIA

Les agriculteurs basques ont réaffirmé leur rejet en avançant les arguments suivants :

  • Le renforcement des marchés internationaux affaiblit le marché intérieur et entrave la relève générationnelle. La libéralisation des marchés internationaux est en grande partie responsable de la situation actuelle du secteur agricole : prix bas, manque de relève générationnelle et problèmes sanitaires et environnementaux de plus en plus généralisés.
  • La recherche de la compétitivité nuit à la rentabilité des petites et moyennes exploitations agricoles. La production agricole à grande échelle (pays du Mercosur) n’est pas compatible avec le modèle de production européen.
  • La déréglementation des marchés entraîne une volatilité croissante des prix, ce qui a un impact direct sur la précarité agricole en termes de salaires, de conditions de travail et d’heures travaillées.
  • Les secteurs productifs traditionnels tels que la viande, le miel, les céréales, le riz, etc., vont subir un impact important. Par exemple, actuellement, 58 % de toute la viande bovine importée par l’UE provient du Mercosur. L’augmentation de ces importations affectera directement les petites et moyennes exploitations.

  Source: La Via Campesina