Un nouveau rapport de Western Sahara Resource Watch renseigne sur la façon dont des produits de l'agro-industrie controversée dans le territoire occupé, se retrouvent dans les paniers de clients européens non avertis.
Les États membres de l'UE ont décidé de soutenir la proposition de la Commission Européenne de négocier un « accord de libre-échange approfondi et complet » avec le Maroc. Le développement pourrait avoir de nouvelles conséquences pour le commerce avec le Sahara Occidental, avertit WSRW.
Le ministère marocain de l’Agriculture lance une étude pour mieux cerner les conséquences de l’ouverture du marché aux produits turcs avant d’entamer les négociations sur l’article 35 de l’accord de libre-échange.
La Commission européenne souhaite initier des négociations, avant la fin de cette année, avec le Maroc en vue de la conclusion d’un accord de libre-échange « approfondi et global ».
Les légumes qui poussent au Sahara Occidental ne peuvent être étiquetés Maroc, de même que les légumes qui poussent en Palestine ne peuvent être étiquetés Israël...
Le secrétaire général du ministère marocain de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies a estimé que l'accord de libre-échange entre le Maroc et Etats-Unis est en deçà des attentes. Les exportations vers les Etats-Unis restent faibles.
Le rapport publié aujourd'hui montre que l'accord était clairement discutable au niveau financier et de destruction écologique: il conclut que l'accord était de loin le pire de tous les accords bilatéraux en cours en termes coûts-avantages pour l'Union.
L’organisation internationale Western Sahara Resource Watch (WSRW) avec le soutien des Emmaüs de Stockholm, une ONG suédoise, a révélé dans un rapport intitulé «Les tomates du conflit», publié récemment, une augmentation «massive» de l’industrie agricole marocaine au Sahara occidental occupé et son exportation vers le marché de l’Union européenne.
L’accord de libre-échange portant sur les produits agricoles et de pêche entre l’Union européenne et le Maroc n’est valable du point de vue du droit international que s’il spécifie l’exclusion du territoire du Sahara Occidental, a indiqué jeudi, le ministre sahraoui délégué pour l’Europe, Mohamed Sidati, rapporte l’agence de presse sahraouie (SPS).