Les paysans et les écologistes européens sont loin d’être les seuls à s'opposer à l'accord UE-Mercosur : les syndicats, ONG, mouvements sociaux et intellectuels latino-américains le rejettent aussi fermement.
Imaginer que l’on puisse honorer les engagements de l’accord de Paris en étendant les politiques de libéralisation du commerce et de l’investissement conduit dans une impasse.
Le traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur entraîne une levée de boucliers de la part de nombre d’organisations non gouvernementales.
L’augmentation de la production bovine en Amérique du Sud ne manquera pas d’accélérer la déforestation. Et quel est le sens de faire se croiser, au milieu de l’Océan, de la viande argentine et de la viande européenne voguant en sens inverse ?
Colère générale du côté des associations environnementales qui s’élèvent, plus globalement, contre ces traités de libre-échange désastreux pour l’écologie et le social.
De nombreux rassemblements étaient organisés pour dénoncer les profondes « distorsions de concurrence » que les agriculteurs craignent de subir avec l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur.
Le Brésil épand toujours plus de produits phytosanitaires. D'après les données de vente enregistrées par les autorités environnementales brésiliennes, leur consommation a doublé en 10 ans.
Le Mercosur inquiète aussi au Brésil, où l'on craint l'impact sur une industrie moins compétitive que l'européenne et un recours excessif au "principe de précaution" visant les produits agricoles sud-américains.
Un accord de libéralisation commerciale entre l’UE et les quatre pays du Mercosur (Argentine, Bresil, Uruguay et Paraguay) a été signé. Les agriculteurs estiment qu’il va les exposer "à une concurrence déloyale".