La clause de la nation la plus favorisée de leurs Accords de Partenariat Economique intérimaires oblige la Côte d’Ivoire et le Ghana à étendre à l’UE les avantages tarifaires consentis dans la Zone de libre-échange continentale.
L'Afrique du Sud et le Ghana se sont ralliés pour contrer ce qui apparaît comme une offensive commerciale majeure de l'Europe pour vendre à vils prix de la viande de poulets dont parfois l'origine fait doute.
Le 15 décembre 2016 l'Accord de Partenariat Economique intérimaire du Ghana est entré en application provisoire après que le Parlement européen l'ait ratifié le 1er décembre.
La conclusion est limpide : le Ghana et la Côte-d'Ivoire n'ont aucun intérêt à mettre en œuvre leurs APE intérimaires déjà ratifiés mais doivent faire pression sur l'UE pour demander une nouvelle dérogation à l'OMC ou à leur accorder le statut de SPG+.
Le Parlement ghanéen n'a pas réalisé qu'il se tirait une balle dans le pied, en suivant le gouvernement qui a préféré céder aux fortes pressions des firmes d'agrobusiness internationales plutôt que d'écouter les avertissements de l'ensemble de la société civile
Les APE intérimaires de Côte d'Ivoire et du Ghana vont perturber énormément le fonctionnement des échanges intra-régionaux dans le Schéma de libéralisation des échanges de la CEDEAO.
Malgré le vibrant plaidoyer de la Ministre des Affaires étrangères du Ghana ratifier l'Accord de partenariat économique intérimaire du Ghana, ce plaidoyer présente plusieurs failles.
Le 13 octobre 2016 la Commission INTA du Parlement européen a débattu de l'APE intérimaire du Ghana (APEi), avec la participation de Mme Hannah Tetteh, Ministre des Affaires étrangères du Ghana.