Le Brésil épand toujours plus de produits phytosanitaires. D'après les données de vente enregistrées par les autorités environnementales brésiliennes, leur consommation a doublé en 10 ans.
Le Mercosur inquiète aussi au Brésil, où l'on craint l'impact sur une industrie moins compétitive que l'européenne et un recours excessif au "principe de précaution" visant les produits agricoles sud-américains.
Les discussions entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), ouvertes il y a 20 ans, pourraient aboutir cette semaine à un vaste accord de libre-échange. Mais plus de 340 organisations appellent les présidents des institutions européennes, en amont de la réunion des ministres des affaires étrangères, à interrompre immédiatement ces négociations commerciales.
Dans une lettre ouverte, plus de 340 organisations de la société civile - dont plus de 30 françaises - appellent l'Union européenne à mettre immédiatement un terme aux négociations pour un accord de libre-échange avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay) en raison de la détérioration des droits humains et de la situation écologique au Brésil.
Malgré des difficultés, l’expérience de l’Afrique du Sud et du Brésil démontrent qu’il est possible de repenser complètement le régime de l’investissement, et de faire en sorte que les intérêts des investisseurs correspondent aux besoins en développement des pays d’accueil.
Le Brésil n'a jamais approuvé un traité bilatéral d’investissement, ni signé la Convention du CIRDI. Malgré cela le pays a continué de recevoir d’importants flux d’investissement étranger direct.
La Confédération paysanne estime que le scandale de la viande avariée au Brésil « est une nouvelle preuve des risques de dérives auxquelles l’Union européenne s’expose en signant le Ceta. »
Selon un sondage, les entreprises internationales estiment qu'un accord de libre-échange avec le Brésil devrait être la priorité de la nouvelle Commission de Jean-Claude Juncker.
Le ministre des Affaires étrangères brésilien a confié au Financial times que son pays dévoilerait une proposition d'accord entre Bruxelles et le Mercosur. Il n'exclue pas des négociations bilatérales.