Maroc-Equateur : vers l’ouverture de négociations commerciales

Todas las versiones de este artículo:

Lebrief.ma, 17 Avril 2026

Maroc-Equateur : vers l’ouverture de négociations commerciales

Le Maroc et l’Equateur examinent la possibilité d’ouvrir de larges discussions commerciales à la faveur d’une visite de deux jours à Rabat de la ministre équatorienne des Relations extérieures, Gabriela Sommerfeld. Ce déplacement intervient dans le sillage d’un protocole d’accord conclu en janvier entre la Confédération générale des entreprises du Maroc et la Fédération équatorienne des exportateurs, avec l’objectif affiché de renforcer les échanges, l’investissement et les partenariats d’affaires.

Les autorités et les milieux économiques équatoriens souhaitent avancer rapidement vers un cadre plus structuré, voire un accord de libre-échange. Les exportateurs de ce pays estiment en effet que leurs produits font face à des droits de douane élevés, compris entre 30% et 50%, ce qui freine leur accès au marché marocain et limite le potentiel des relations bilatérales.

Maroc-Équateur : un rapprochement économique qui se précise

Les échanges tenus à Rabat ont permis de préciser les priorités du rapprochement engagé ces derniers mois. Le protocole signé au début de l’année prévoit de faciliter l’entrée des produits équatoriens sur le marché marocain, de promouvoir les flux d’investissement et d’encourager la conclusion de partenariats entre entreprises. Il prévoit aussi la création d’un Conseil d’affaires bilatéral chargé de mettre en relation les opérateurs des deux pays et de soutenir l’organisation de missions économiques, d’ateliers spécialisés et de participations à des salons sectoriels.

La délégation équatorienne réunit des représentants d’une dizaine d’entreprises actives notamment dans le cacao et ses dérivés, la banane et la rose. Ce choix illustre la volonté de Quito de positionner ses produits agricoles et agroalimentaires au Maroc, tout en recherchant des débouchés plus stables en Afrique du Nord. Dans le même temps, des réunions ont été organisées avec l’Office chérifien des phosphates pour étudier des possibilités d’approvisionnement, un axe important pour un pays dont l’agriculture reste fortement dépendante des intrants.


  Fuente: Lebrief.ma