Le Brésil anticipe un accord commercial Mercosur-Émirats arabes unis d'ici fin 2025, selon le ministre

Reuters | 16 septembre 2025

Le Brésil anticipe un accord commercial Mercosur-Émirats arabes unis d'ici fin 2025, selon le ministre

Le Brésil s'attend à ce que le bloc sud-américain du Mercosur et les Émirats arabes unis finalisent un accord commercial d'ici la fin de l'année, a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères, Mauro Vieira.

Il a également indiqué que le Mercosur espérait faire avancer les négociations avec le Canada, le Japon, l'Inde, le Vietnam et l'Indonésie.

Le groupe sud-américain, qui réunit le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay -- la Bolivie étant en cours de processus pour devenir membre à part entière --, s'efforce de conclure de nouveaux accords potentiels alors que l'équilibre commercial mondial évolue à la suite des droits de douane imposés par le président américain Donald Trump.

Les négociations avec les Émirats arabes unis ont débuté en 2024 et visent principalement à éliminer ou réduire les droits de douane, tout en facilitant les investissements et les échanges de services entre les deux parties.

« Le Mercosur fait preuve de détermination pour bâtir des ponts avec le reste du monde », a affirmé Vieira.

Le ministre s'exprimait lors d'une cérémonie à Rio de Janeiro à l'occasion de la signature d'un accord entre le bloc sud-américain et le groupe AELE (Association européenne de libre-échange) composé de l'Islande, du Liechtenstein, de la Norvège et de la Suisse.

Cet accord prévoit l'établissement d'une zone de libre-échange représentant un produit intérieur brut combiné de plus de 4,3 trillions de dollars et près de 300 millions de personnes, a souligné le ministre.

Selon Vieira, l'accord avec l'AELE ouvrira la voie à une intégration économique accrue entre l'Amérique du Sud et l'Europe, et devrait créer des « synergies » avec l'accord tant attendu entre le Mercosur et l'Union européenne.

L'accord commercial avec l'UE a été conclu en principe en décembre, mais se heurte à l'opposition de la France, de l'Italie et de la Pologne, qui craignent que ses modalités ne nuisent à leurs agriculteurs.

Vieira a réaffirmé que le Brésil espérait voir l'accord finalisé d'ici la fin de l'année.


  Source: Zone Bourse